ViRulent
Ajouté le 18 novembre 2011 à 02h03
Discographie du rap québécois ! Répertoire faisant la promotion des albums de rap québécois.
http://www.disqc.com  Aucun téléchargement ne se fait, c'est simplement une base d'informations.

La priorité est mise sur les albums originaux (donc on exclu les mixtapes composés sur de beats américains). Évident, la discographie est toujours incomplète, mais jusqu'ici j'ai tout de même réussi à répertorier un peu plus de 430 albums de 1990 à 2011 !

Avis à tous les archivistes et collectionneurs fanatiques de rap queb, gageons qu'il vous en manque quelques-uns ! Je vous invite donc à découvrir ou redécouvrir certains albums perdus. Le menu De A à Z permet de chercher selon le nom des rappeurs en ordre alphabétique alors que le menu Dernières sorties présente les albums en ordre chronologique descendant.

J'invite également les vrais connaisseurs à évaluer les albums (sur 5 étoiles) pour composer un Top disQc représentatif des meilleurs albums de rap québecois. Pour voter ou commenter un album, il faut se créer un compte.

Sur ce, bonne visite, j'attends vos critiques avec impatience.

Site web : http://disQc.com
Ajouté le 12 décembre 2010 à 01h20
Par ViRulent pour Hiphopfranco.com

À première vue, on pourrait croire que Les Sozi ont passé la dernière année à regarder Boyz ‘n the Hood. Le visuel de l’album : Cadillac avec suspensions hydrauliques, jantes chromées, souliers Converse All-Star, bandanas… le premier single disponible sur le net : « Cadillac 88 ». Malgré les premières apparences, les beatmakers, Claude (Accrophone), Tom (les 2 Tom), Koudjo et Boogat, n’ont pas exagéré dans la sonorité du rap West Coast. Les adeptes de la première heure reconnaitront sans problème ceux qu’ils ont connu il y a 5 ans avec « Classic Beef », leur premier album, auquel on pourrait très bien comparer Parksville.

Pour ceux qui vont découvrir les jumeaux avec cet album, il faut s’attendre à deux emcees qui s’expriment (comme plusieurs autres membres du collectif Limoilou Starz) avec des expressions qui proviennent principalement du joual québécois, mais aussi du slang américain et de l’argot français (momes, clebs, biftons…). Deux emcees quasi-indifférenciables, car en plus de leur physique, ils partagent aussi une voix et un flow semblable. Un flow déterminé et menaçant, comme le grognement d’un Roth’ ou d’un Pitt’ devant un bout de steak. Mais c’est le cash qui fait saliver Les Sozi. Dans presque chaque chanson, on peut ressentir l’appétit qu’ils ont pour l’argent. Globalement, leurs écrits racontent leur vie de thugs, de gangsters, d’hommes d’affaire évoluant dans les rues de Parksville (Limoilou). Leurs récits sont notamment backés par Soulja et Shoddy sur quelques pistes.

Une autre vision du monde est élaborée dans « L’enfant terrible », morceau solo de El Nino qui se permet une remise en question et un regard vers l’avenir. Il se remémore son enfance, puis la venue au monde de son propre enfant et finalement lui vient l’idée d’une vie tranquille, rangée, en banlieue, éloignée de tout ce qui est dépeint dans cet album. Il y a aussi « L’Été à L Land », qui fait référence à « L’atterrissage » de Yvon Krevé, version vieille capitale. L’action débute dans un BBQ puis se transpose sur Grande Allée ainsi que sur les plaines… Ce track fait du bien, nous fait oublier nos soucis et vient même un peu prolonger l’été…

---> http://www.myspace.com/sozimusic
Ajouté le 25 octobre 2009 à 00h16
RAINMEN, le DVD (09-09-09)
Par ViRulent

C’est dans une petite salle à moitié remplie, au cinéma de la rue Beaubien, qu’avait lieu le lancement du DVD de Rainmen, « 09/09/09 ». Pendant près de deux heures, des séquences vidéo tournées durant les dix dernières années dévoilent le parcours du groupe dans le rap game. Parfait pour ceux qui veulent tout savoir sur le groupe, ce film-documentaire est aussi excellent pour en apprendre d’avantage sur l’évolution de la scène québécoise en générale…

Deux époques

La première moitié du film est définitivement la plus captivante. Elle est accompagnée d’une narration qui a du mordant et qui nous explique toutes les situations par lesquelles le groupe est passé. On y apprend comment les gars se sont rencontrés, comment ils ont obtenu leur contrat de disque, comment les choses étaient différentes. 1998, c’était la bonne vieille époque ! Pantalons XXL, têtes tressées. Nauf et Outra ont vécu le rêve de tous les rappeurs québécois à la puissance dix. Leur clip passait 20 fois par jour à la télé. La radio jouait également leur single. Le groupe était en tournée à temps plein. Partout au Québec, les shows s’enchaînaient aussi bien que les entrevues à des émissions de radio et de télé pour le grand public. Ils ont mis les pieds en France, fait le tour des radios, donné un seul spectacle et vendu 6,000 albums en une semaine là-bas. Ici, ils en ont vendu deux fois plus. Les fans de rap étaient assoiffés. L’engouement pour la sortie de leur premier album, Armageddon (1998), était massif et leur maison de disque avait investi pas moins de $250,000 ! Même 10 ans plus tard, leurs vidéo-clips de l’époque n’ont pas mal vieilli. Pas d’chilling et Move On restent toujours aussi bons à voir qu’à entendre. Du professionnalisme sur tous les points : création, réalisation, promotion…

S’en suit la deuxième moitié du film. On passe de 1998 à 2006. La raison de leur disparition pendant 8 ans reste malheureusement nébuleuse. Le film devient franchement moins intéressant car on y perd la narration qui reliait les séquences vidéo entre-elles sous forme d’histoire continue et le montage est également moins bien réalisé, moins fluide. Parallèlement, la scène rap au Québec perd elle aussi toute sa grandiosité. Leur deuxième album, Bi’ne$$ Légal, voit le jour dans un nouveau contexte. Le nombre de rappeurs est en augmentation alors que les ventes d’albums sont en diminution depuis la popularisation du piratage-mp3. Les spectacles reprennent pour Rainmen, mais sur une base beaucoup moins régulière. Ensuite, Rainmen sortira 1 produit par année, pour faire face aux nouvelles règles du marché, ils distribuent eux-mêmes leur mixtape Ultimate Djol et réalisent des vidéo-clips amateurs pour le web. Rien à voir avec les moyens utilisés à l’époque du premier album. L’année suivante, ils lancent de la même manière le street-album Armageddon 12-21-12 tout en faisant un certain retour aux sources de leur premier album, comme le titre du projet en témoigne. Encore un an plus tard, voici maintenant le bilan de leur carrière dans le DVD 09-09-09.

L’évolution du rap, de la scène québécoise et de la crise mondiale de l’industrie du disque… rien pour arrêter Rainmen qui s’adaptent continuellement et qui foncent toujours avec la même détermination qu’à leur début.

---> www.myspace.com/rainmen

 

Ajouté le 21 septembre 2009 à 12h08
Sur Hiphopfranco.com, nous le connaissons principalement pour ses activités au sein du groupe Negsayo avec Wahlee Sparks, Cyrano de Montréal et Jackpot, qui figurent tous sur le single «Pou Ki Sa», une chanson d’une splendeur inouïe sur un beat franchement grandiose d’un certain Dj Shash’U.

En anglais, il a déjà un album solo, The Burbs (2005). Il fait également parti du duo Karma and Lotus, qui engendre un rap qui nous est beaucoup moins habituel car beaucoup plus trip-hop, électro-jazz et expérimental. Une saveur que l’on retrouve sur la chanson «Sufferah» avec le groupe Bank of Mount Real (Lotus & Sikh Knowledge).
 

Karma Atchykah n’a jamais aimé se restreindre à un seul style. Sur Karmapolitain, qu’il présente comme « l’album de rue de l’été », il touche à toutes sortes d’horizons. Il collabore avec une multitude de rappers et de producers qui donnent tous dans une branche différente de rap. Des branches que la plupart des rappeurs n’ont pas l’habitude de rapprocher. C’est d’ailleurs ce que l’on retient à l’écoute de cet album : la polyvalence de l’artiste. Il rap en anglais, en créole ou en français et il délivre la marchandise sur toutes sortes de beats provenants d’univers complètement différents. Boom bap, Clubbish, Soulful ou Expérimental.
 

C’est la chanson de club «Laisse-Toi Aller» qui est la moins bien réussie, elle n’est vraiment pas convainquante. Sinon, convaincant il l’est sur des pistes comme «Dans La Rue» avec Cyrano, Cyrus et Kastro et «La Taxe» dans lesquelles il montre un style plutôt street, rude et froid. Convaincant il l’est également sur les beats chill, relax et posés comme «Chpas Front» ou sur la très douce et chaude pièce «Porno Pour Nous».

Chaque track représente une facette importante des goûts musicaux de l’artiste, mais cela donne un album en dent de scie, c’est-à-dire que les styles très différents qui s’enchainent rendent l’écoute inégale, ce qui peut à la fois être force et faiblesse.
 

Un album très intéressant parce que rempli de surprises. Définitivement en liste pour « l’album de rue de l’été » ! Beaucoup d’autres projets de Karma à ne pas manquer dans les mois qui viennent :
 

  • Avril 2009: Des mots qui tuent (vol.1) – 100% franco
  • Juin 2009: Karmapolitain (album de rue)
  • Août 2009: Jacks With Sooooul (en anglais)
  • Octobre 2009: 2K9 (avec Kenlo et bilingue)
  • Décembre 2009: Des mots qui tuent (vol.2) – 100% franco
  • Mars 2010: Diasporama (album officiel en vente partout – 100% franco)

Visitez : www.karmaatchykah.com

 

Ajouté le 16 juin 2009 à 06h28

RACINE – DERRIÈRE L'APPARENCE

Par ViRulent pour HHFranco.com

La pochette de l’album ne trompe pas, Racine n’est pas un rappeur typique. À l’intérieur du livret, des citations de grands poètes comme Verlaine et Baudelaire. Sa musique nous amène dans un univers sombre où peu de rappeurs osent nous conduire. Des beats lents, des coups de tonner, des murmures lugubres, les profondeurs de l’âme, une atmosphère lourde. Même sur les instrumentaux plus rythmés et aux sonorités plus joyeuses, on ne s’éloigne jamais du thème principal : la mort. Sur chaque chanson, le deuil, la douleur, la souffrance, le malheur, la tristesse, le silence et les pleurs, bref, tout le champ lexical du mal de vivre.

 

Bien que je n’avais jamais entendu parlé de lui auparavant, Racine est un jeune rappeur déjà expérimenté. Il sait trouver les mots justes pour exprimer des émotions pourtant complexes, il sait adapter son flow aux beats, comme sur « J’refuse », un beat rock qui détonne du reste de l’album, sur lequel il flow de façon saccadée, avant de doubler sa vitesse. Il était définitivement près à sortir son premier album, qui se retrouve sur le label Silence Audible.

 

Remarquable job de Lay-Z P, avec ses scratchs sur le pièce « Animal » featuring Kasper, et à la production du beat de « Pont Jacques Cartier », très émouvant, qui vient nous chercher et nous donner des frissons, tout comme le refrain chanté par Doug St-Louis. On retient également les noms de Free Agents, Sett et Doug St-Louis pour les instrumentaux. Racine élargie le sujet de ses problèmes personnels sur la chanson « Regarde autour », où KID et lui parlent de la misère vécue partout sur la planète et sur « Aujourd’hui tout va bien », où il raconte trois courtes histoires de gens heureux qui meurent à la fin de chaque couplet.

 

Un peu trop obsédé par la mort peut-être, mais il a ses raisons… le suicide de son frère… la mort de son meilleur ami… Le rap lui sert assurément d’exutoire ; de thérapie pour éviter la dépression. Du début à la fin, dans un album des plus homogène et personnel, ce jeune homme très proche de ses émotions qu’est Marc-André Racine nous livre en quelque sorte sa propre analyse psychologique en nous dévoilant ses pensées noires et tout ce qu’il ressent…

 

J’appréhendais l’écoute de cet album. J’avais passé une bonne semaine, je ne voulais pas perdre ma bonne humeur. Mais finalement, malgré le caractère tragique de l’oeuvre, je ne me porte pas plus mal, j’ai même gardé le moral ! Derrière l’apparence nous rappel que la vie est remplie d’épreuves imprévisibles, mais qu’on est jamais seul dans notre situation, que d’autre avant nous on vécu semblable ou pire expérience, qu’ils ont soufferts mais survécus.

--> www.myspace.com/racinebg

 

Ajouté le 16 juin 2009 à 06h26

RIGHTEOUS – KILL THE MIXTAPE

Par ViRulent pour HHFranco.com


Originaire de Aylmer dans l’Outaouais, Righteous gravite autour du collectif La Dynastie. C’est de ce collectif, ainsi que du label Higher Records, que Righteous tire ses principaux collaborateurs, présent du début à la fin du mixtape, dans un bon esprit de famille.

Si je devais trouver une comparaison à Righteous parmi les autres rappeurs anglophones du Québec, pour le décrire à des gens qui ne le connaissent pas, je serais embêté. Il a un style qui se démarque grandement. Le mixtape sonne par moments à la Classified, de Halifax, et à d’autre moment à la Kardinal Offishall de Toronto, avec l’agrément d’avoir plusieurs versets en français. En gros, l’album est composé de deux grandes branches d’influences… la première est de type jazzy, avec du sampling de piano, de guitare basse, de flûte, de xylophone, un peu à la East Coast à l’ancienne. La deuxième influence provient clairement du reggae (autant dans la sonorité de certains l’instrumentaux que dans la tonalité des voix de certains artistes invités tel que King Shadrock et 1 Man). Tout au long de l’écoute, on perçoit aussi l’omniprésence de scratchs et d’échantillonnages de paroles provenant de vieilles chansons ou de films…

L’intro est la chanson la plus personnelle du mixtape, où Righteous exprime ses craintes et aspirations en tant que rappeur, sur un excellent instru. qu’il a lui-même produit. Ensuite s’enchaine une heure de musique dynamique et énergisante. Il ne s’y dit cependant pas grand chose qui sorte de l’habituel : « we are what you wanna be like », « we’re leaving scares on the mic », « gimme a beat, it’s guarantied I step and stomp it », etc. beaucoup de vantardise par rapport à ses aptitudes à rapper, une panoplie de messages adressés aux wack emcees, et bien évidemment, une bonne dose d’allusions à la fumette de blunts ! À écouter dans l’auto, en faisant du jogging ou à consommer chaque matin en guise de vitamine !

Righteous ‘’kill’’ le mixtape avec la parfaite maîtrise de son flow, son assurance et la solidité de ses collaborateurs ! Il faut souligner l’importante participation de Soké, qui a produit à lui seul une dizaine de beats et offert une demi-douzaine de featurings. Un autre important collaborateur se nomme Paranoize, celui-ci fournit 3 instrus et le même nombre de featurings. On note également la participation de plusieurs autres rappeurs invités, Impak, Dialekt, D-Twice, Louchi Louch, Luu, Carpe Diem, Jaz, Faktual et Vinny Bombay qui proviennent principalement du collectif La Dynastie ou du label Higher Records.

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www.myspace.com/righteousdys 

Ajouté le 15 avril 2009 à 14h28

MOVÈZERBE – DENDROPHILE

Par ViRulent pour HHFranco.com


Les Tristes et belles histoires ont élargi leur cercle de raconteurs... Le Duo du balcon est devenu un Octuor… Ils avaient La tête dans la lune, ils ont maintenant Les pieds dans la mauvaise herbe... Les amateurs de rap québécois connaissent déjà la majorité des artistes qui compose le collectif de Movèzerbe et possèdent probablement quelques uns des projets solos d’Accrophone, Boogat, Les 2 Tom, Karim Ouellet, Abidbox ou Kenlo.


Ces derniers ont réussi à rassembler The Roots, Beau Dommage, Bob Marley & The Wailers, Boule Noire et James Brown dans un chalet des Cantons-de-l’est ! C’est un mariage de cultures musicales qui donne la place à une grande diversité de sons provenant notamment du Rhythm & Blues, du Reggae, du Soul, du Funk, du Folk et de la musique latine pour ne nommer que ceux là.


Les 8 mélomanes se sont lancer à la redécouverte des racines du hiphop et de leurs propres influences personnelles. Ils ont composé chaque beat de l’album ensemble en jouant d’une multitude d’instruments – de la guitare jusqu’à un coquillage dans lequel on souffle – lors de sessions d’exercices de styles (jam sessions). Les mélodies sont riches et mélangés, les voix passent harmonieusement du rap au chant et l’écriture est habile et délicate. Dans les textes, de manière générale, on note quelques revendications sociales et beaucoup de dédicaces faites à la musique elle-même.


Du choix des instruments organiques jusqu’au nom du groupe, de l’album et des titres de chansons, ce projet est un produit tout droit sorti de la nature. Le climat qui se dégage de cette trame sonore envoie dans l’air des vibrations Zen auxquelles même une plante ou une roche ne pourrait pas rester de glace.


Movèzerbe de A à Z. Les 8 membres du groupe ont mis beaucoup d’importance au fait de participer à toutes les étapes de la création. Les rappeurs ont étés leurs propres musiciens, techniciens et infographistes.


Pour hiphoppers matures, dendrophiles et mélomanes.

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www.myspace.com/movezerbe

 

 

Ajouté le 15 avril 2009 à 14h20

DJ KLEANCUT – PREMIÈRE OFFENSE

Critique par ViRulent pour CNotreStyle.com

DJ et Produceur de la rive-nord de Montréal, Kleancut a derrière lui une dizaine d’années d’expérience. Il a été amené à travailler dans quelques clubs (Fuzzy, Red-Lite) et à monter sur scène lors de nombreux shows et festivals. Il fait parti du groupe Banlieuzards et de l’équipe Urban Lab Musik. À son actif, ses productions apparaissent déjà sur une dizaine de CD vendus en magasin. Pour son premier album à son nom, Kleancut offre à une vingtaine de MCs de performer sur ses compositions musicales. Il leur offre des beats personnalisés au style de chacun. Un beat Reggae/Dancehall pour Sir Jay et Marokia, un beat Street un peu Crunk pour Connaisseur, un beat bien relax et bien posé pour le style ‘bel garçon’ de Cyrano de Mtl, un beat Bounce/Jiggy pour le track «Party Time» des Banlieuzards Cette compilation nous présente une grande diversité de sons, au niveau des beats, des rappeurs invités, de leurs langues et de leurs styles. Imposs en anglais, Catburglaz en français, Brownz family & Sola en espagnol et pour finir, le langage universel de l’harmonica de Bad Newz Brown. Cette grande diversité est en même temps la principale qualité et le principal défaut du produit. Je doute que le public hiphop (divisé en plusieurs sous-branches fermées) puisse vraiment apprécier l’entièreté de l’album, mais une chose est sûr c’est que tout le monde peut y trouver au moins un très gros coup-de-cœur, si c’est pas plus. Dj Kleancut a réalisé ce que très peu de beatmakers québécois ont osés réaliser jusqu'à présent ; une compilation pour 1) se faire découvrir du grand public et 2) pour que tous les rappeurs comprennent qu’il fait parti des DJs/Produceurs incontournables de cette province.

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www.myspace.com/djkleancut


Ajouté le 15 avril 2009 à 14h19

MALICIOUS – MUSIC STARTS WITH M

Critique par ViRulent pour CNotreStyle.com

Premier album solo de Malicious, un rappeur montréalais anglophone qui a connu une certaine notoriété dans l’ensemble de la province lors de sa victoire dans le cadre de l’émission-concours Freestyle à Musique Plus en 2003. Il est aussi l’un des 4 membres du groupe Offsides, avec qui il a eu le l’occasion de monter sur scène d’un bout à l’autre du Canada, ainsi qu’à certains endroits aux États-Unis, en Amérique du Sud et même en Asie. N’ayant pas peur de faire les choses en grand, 14 des 18 beats sont réalisés par Mr. Malish lui-même. Sans ressembler à de vulgaires copies de ce qui ce fait présentement aux États-Unis, Mr. Malish a sa propre recette pour produire des beats originaux qui dégagent des vagues de chaleur. Plusieurs de ses pistes sont directement adressés aux clubs. On remarque d’ailleurs dans ses vidéo-clips («Heavy MTL / Yuk», «Heatwave» et «Breakfast») une forte tendance à exhiber le physique de belles femmes qu’on voit danser, on ne peu pas vraiment lui reprocher… en plus que les autres stéréotypes provenant du gangsta-rap ont étés mis de coté : pas d’arme, de drogue ou d’argent sale. Rien n’est inapproprié, inutilement vulgaire ou provoquant, tout est orienté de sorte à créer artistiquement une ambiance de party qui se déroule sans dérapage. Faire la fête semble être sa spécialité, mais les tracks plus personnelles et introspectives sont toutes aussi réussies. « Music Starts With M » peut faire le tour du monde et trouver partout des oreilles réceptives, tout en restant un fidèle représentant de M-City.

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www.myspace.com/mrmalish


Ajouté le 15 avril 2009 à 14h18

IMPOSS – MON POING D’VUE

Critique par ViRulent pour CNotreStyle.com

Bien que ‘’Mon poing d’vue’’ est son premier album solo, Imposs a participé à la création de la véritable légende du rap québécois qu’est le groupe Muzion. Imposs n’est donc plus à faire ses preuves. Pourtant, la question demeure et les paris sont ouverts : sera-t-il en mesure d’obtenir un aussi franc succès en solo ? Passé maître dans les jeux de mots et les rimes complexes de plusieurs syllabes, Imposs possède une indéniable technique d’écriture et une toute aussi puissante capacité à délivrer oralement ses textes de façon versatile et mélodieuse. Il sait embrasser sur ce disque aussi bien les airs mornes et mélancoliques que ceux dynamiques et triomphants. Ne se permettant aucune divagation, les sujets sont abordés sous tous les angles avec clarté et précision ; aucun track n’est inutile ou répétitif. Imposs, dit le Boss de Real City, conserve assurément son statut de rappeur professionnel et sa place dans les hautes sphères du rap québécois. Avec la sortie de ce disque, il semble certain qu’il y avait la volonté d’atteindre de nouveaux sommets : faire un album adapté à la fois pour les clubs, les radios/télés commerciales ET les streets. Tout ça pour le Québec ET la France. C’est pourquoi nous avons droit à un album qui s’adresse facilement au grand public, au fans de K-Maro ou T-Pain, ce qui représente un bon potentiel de vente, mais en même temps, la forte saveur pop qui s’en dégage peut rebuter les adeptes de rap moins commercial.

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www.myspace.com/imposs


Ajouté le 15 avril 2009 à 14h17

STRATÈGE – BACK EN SOLO
Critique par ViRulent pour CNotreStyle.com

Étant actif dans le milieu hiphop québécoise depuis 1990, Stratège est non seulement  un vétéran mais il fait véritablement parti des pionniers de la scène. Après nous avoir habitué à des albums en duo, Stratège est back, mais en solo cette fois-ci. Également producteur, Strat. a lui-même créé la moitié des instrumentaux de son disque. Pour le reste des beats, il a fait appel à ses vieux collègues comme Ray Ray et Mr Vane en plus de nouvelles collaborations comme Koudjo et DJ Nerve. L’album comprend des sonorités majoritairement classiques, c’est-à-dire samples, instruments organiques, scratchs, en plus de quelques sons modernes, électriques et synthétiques. De façon générale, ce sont des beats distingués qui se démarquent des sons populaires qu’on entend facilement partout. Pour les sujets, on a droit à des histoires tristes et touchantes, à des récits de vie racontant des expériences positives et des souvenirs agréables et finalement quelques délires un peu légers. Enregistré et mixé presque complètement au studio Northern Corp à Québec, ville d’où provient la majorité des MCs et DJs invités, car c’est là-bas que Stratège dit avoir retrouvé les éléments du hiphop et l’unité qui s’est dissipée dans le mouvement montréalais depuis ses débuts… Stratège est un artiste qui écrit avec conscience et maturité, ce qui mérite d’être souligné dans l’univers actuel du rap, souvent basé sur des personnages et des controverses superficielles plutôt que sur le talent musical.

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www.myspace.com/exkis


Ajouté le 15 avril 2009 à 14h09

OL1KU – La Distance

Critique par ViRulent pour CNotreStyle.com

Premier album solo d’un artiste qui n’est pourtant pas à ses premiers pas sur la scène rap. Arrivé au Québec en 2000 avec déjà un bagage artistique, ce Français d’origine Camerounaise s’est vite démarqué de la masse, notamment par ses collaborations avec DJ Short Cut, Les Architekts (Stratège et Ray Ray), Sans Pression et B.U. the Knowledgist. Toujours bien entouré, c’est le réputé beatmaker Ray Ray qui produit la plus grande part des instrumentaux sur l’album. Album qui offre un étonnant mélange de grandes diversités, tant quant aux beats qu’aux artistes invités. OL s’ajuste à chaque style avec habileté et aisance naturelle. Du track «Mes Idéaux» qui rappel le boom bap (rap old school new-yorkais) jusqu’au track plutôt reggae, «Tu me plais bien», accompagné par la talentueuse Kya Kindu, Québécoise-Jamaïcaine; ou encore le track «Mélange» produit par Reagan Grey, une productrice de techno. Un intéressant assortiment de saveurs sonores nous est servi sur l’album «La distance» qui signifie justement que l’influence provient d’un peu partout, à l’image du parcours de vie de l’artiste lui-même. La musique et les textes sont en parfaite concordance, car les paroles prônent également le rassemblement des différences, l’importance de léguer de bonnes valeurs comme le mélange des cultures dans l’harmonie, sur un vibe de rap humaniste et international. Un album qui ose présenter quelque chose de nouveau sur la scène rap au Québec, donc il faut être un auditeur curieux et ouvert pour apprécier cet album hors-norme d’une grande originalité.

-> www.myspace.com/ol1ku


Ajouté le 15 avril 2009 à 13h51

CAYA – Parti De Rien

Critique par ViRulent pour CNotreStyle.com

Trois ans après la parution de « La rue m’rattrape », Caya est de retour avec un deuxième album solo. Intitulé « Parti de rien », ce dernier va dans la même direction que le précédent, en parfaite continuité. La majorité des beats est encore assurée par Doug St-Louis (Silence Audible), Caya expose toujours la vie de ceux qui habitent dans les blocks, ceux qui proviennent de familles dysfonctionnelles sans père, celles qui donnent trop facilement leur corps à la recherche d’un peu d’amour jamais reçue bref, ceux et celles qui rêvent d’un avenir moins sombre sans savoir comment l’atteindre, ceux qui sont à risque d’avoir de mauvaises fréquentations… Caya parle bien évidement de ce qu’il connait, de son monde, du mode de vie qu’il a connu avant de mettre toute son énergie dans les activités positives, du rap jusqu’à l’implication auprès des ados de la maison de jeunes Kekpart à Longueuil. Pour les fans du label Iro Productions, ils ne seront pas dépaysés par le style des beats, mais devront s’adapter à un rappeur beaucoup plus coriace que les autres présents sur la brochette d’artistes du label. Son flow sur les nerfs fait sentir une certaine agressivité constante sur chaque morceau, mais il faut entendre par là sa détermination à atteindre un meilleur niveau de vie et sa volonté à ne plus quitter le droit chemin.

->
www.myspace.com/cayarap